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Cristofaro Delvecchio

Cristofaro Delvecchio

Papiers et partages (à tendance communiste)

Vis ma vie de chômeur à Pôle Emploi (1)

Vis ma vie de chômeur à Pôle Emploi (1)

Par Olivier.

1e année : un an de perdu

La première année a ainsi été gaspillée à cibler des fonctions en Ressources Humaines, encouragé par mon Conseiller, visiblement content de constater que je savais (croyais savoir ?) ce que je voulais faire ; il semble satisfait par mes démarches et je suis régulièrement félicité pour mon énergie. Je lui transmets régulièrement mes actions de candidature, avec CV et motivation joints. Je comprendrai plus tard qu’il n’a même pas pris le temps d’en lire un…

De fait, je réponds aux annonces véritablement foisonnantes de PME, j’écris des courriers sincères (hélas ?) à de très nombreuses succursales ou franchises de grands groupes d’entreprises (de la Fnac à Darty en passant par Carrefour ou Castorama : toutes les grandes enseignes y sont passées, CAC 40 et 2nd marché inclus), de sociétés auxquelles je propose des périodes d’immersion (donc gratuites et au bas de l’échelle) afin de me faire connaître, de présenter mes idées de management, de gestion sociale, idées qui, fort de mon « expérience de haut niveau à la presque-tête d’un syndicat dit ‘réformiste’ (et non Chrétien, il n’en reste donc qu’un, celui sur qui on jette les œufs chaque fois qu’on parle des retraites ou d’une loi sur le Travail…)», sont totalement compatibles avec la gestion d’une entreprise dont l’objet est de produire de la richesse. Je souhaite présenter une vision peut-être différente de l’approche classique de la gestion sociale. De l’Humain à Valeur Ajoutée. Je me présente sans prétention, assistant d’un RH local me va très bien…

Que les stéréotypes et les diplômés

Naïf, je cherche, je veux, je demande et m’enfonce encore un peu plus dans la réalité de l’emploi à la française : on n’aime que les stéréotypes et les diplômés.

C’est un voisin, lui-même chef d’entreprise, qui me lâchera la vérité probable : je n’intéresse pas, ou tout au plus, je fais peur. « Quel patron embauchera dans ses RH un ancien syndicaliste qui n’a pas été secrétaire général d’une confédération, quand on sait ce qu’on demande aux RH ? »

Cette première année, Pôle-Emploi m’aura proposé 2 offres :

  • L’une d’un acteur historique du traitement du courrier de moins de 20 grammes, pour de la gestion RH, dont le recruteur m’a avoué qu’il ne m’avait reçu que parce que j’étais envoyé par mon Conseiller mais que mon passé, non dissimulé, rendait impossible l’accès à un poste chez son client final… Honnête, le gars, au moins… Mon Conseiller se sera-t-il fait enguirlander pour avoir activement essayé de caser l’incasable… ?
  • L’autre, via un SMS me demandant de postuler immédiatement à une annonce qui a disparu 10mn après que j’ai reçu le texto. Mon Conseiller m’expliquera plus tard que c’est fréquent : l’annonce apparaît et disparaît dès qu’un numerus clausus de réponses est atteint. Totalement déprimant : il s’agissait en l’occurrence d’un poste à l’aéroport voisin pour fouiller les gens, quelques jours après les sinistres attentats de Paris. De la bonne sécurité bien ciblée… No comment, ni sur le fond, ni sur la forme…

2e année : deux ans perdus

Dès le face-à-face suivant, j’exprime à mon Conseiller mon changement de voie radical. OK, j’ai bien compris que je n’arriverai jamais à rentrer dans un service RH si ce n’est par la petite porte : formation, intégration, propositions…

La formation : on me dit que…

Mais voilà, la formation est primordiale et puisqu’elle m’est refusée, je n’ai donc d’autre choix que celui de retourner vers l’informatique, où j’ai également un cruel besoin de formation.

Ce qui n’empêchera pas mon Conseiller, moins de 10 jours après ce face-à-face où je lui annonce l’abandon d’un avenir RH pour retourner à mes premières amours, de m’envoyer une proposition d’Assistant RH où il est demandé 2 ans d’expérience… Ironiquement, j’avais déjà postulé à cette offre sans résultat. Qu’à cela ne tienne, je re-tenterai ma chance, dans le cas présent pour montrer à mon Conseiller ma bonne volonté. Je n’aurai jamais de retour de sa part sur ce dossier, dont il n’a, de toute façon, même pas lu les pièces jointes…

Je découvrirai plus tard que des formations RH par alternance sont possibles… C’est relativement récent (pas plus de trois ans), mais cette culture ne devrait-elle pas faire partie de la valise de compétence d’un Conseiller ? Un conseil de la part d’un Conseiller ?

Je décide ainsi de me rabattre sur l’informatique, j’ai d’ailleurs répondu à une annonce qui correspondait aux compétences que je possédais encore (je n’ai jamais décroché à titre personnel, la programmation restant une passion) et j’ai obtenu un entretien technique, puis une visioconférence avec les RH (siège à Lyon), preuve que je pouvais encore intéresser et me rendre intéressant dans l’informatique professionnelle. Mais si je collais parfaitement au poste, à mes yeux, cela n’a pas abouti, que ce soit par une recherche Google sur mon nom qui aura lié le syndicalisme et moi, par mon stress probablement visible à la caméra, par le lâche arbitrage de cette personne cachée lors de la visioconférence mais que la jeune recruteuse regardait sans cesse, ou par un compétiteur présentant de meilleures dispositions – tout est possible – mais pour moi : chou blanc quand même…

Les autres annonces que je trouve en informatique exigent des compétences que je n’ai pas, notamment dans les nouvelles technologies, et qui nécessitent de la formation.

La formation : on me dit que…

En outre il faut que j’explique le trou de 12 ans dans ma carrière… 13 désormais… Si je peux un peu embellir mon CV par mes passions et les expériences que j’ai réellement vécues, ainsi qu’une présentation transverse de ces expériences pour masquer les trous, je ne peux prétendre opérationnellement à aucun poste purement technique en dehors des technologies désuètes que je maîtrise toujours, ayant abandonné la veille technique professionnellement (donc : activement) 13 ans auparavant… Être autodidacte et curieux n’est plus suffisant de nos jours.

Je m’inscris sur des sites de formation, payants, non éligibles au CPF et donc pour ma pomme. J’essaye, seul, de découvrir un métier qui s’enseigne ; c’est un choc technologique (je viens du BASIC et du COBOL) qui nécessite un formateur, un être humain interactif qui répondra à mes incompréhensions en m’aidant à faire le lien entre mes méthodes devenues, donc, désuètes, et celles qui feraient de moi un compétiteur de… ah… 44 ans, maintenant…

Interlude psychologique – Comment gérer un cas désespéré ?

Probablement interpellé par mon errance, mon Conseiller me proposera de rencontrer un collègue, orienté approche psy, qui a pour mission de faire le point sur la situation (une sorte de bilan de compétence ?), et aider à fixer un objectif professionnel.

Prêt à toute aide pour pouvoir rebondir, j’accepte et me fais convoquer quelques semaines plus tard. Je rencontre donc une nouvelle personne, à qui je raconte de nouveau mon histoire, mon passé, mes trous dans la raquette, mes casseroles…

Sa première réaction sera : « Mais vous avez besoin d’une formation ! »

Merci. Mais n’est-il pas un peu tard ? Presque un an et demi est passé… Comment je vis si je suis à l’école ?

Après plus d’une heure sous tension, conscient de ma situation alarmante, mais bien décidé à trouver une voie et à m’y tenir, j’accepte de nouveau de faire une croix sur mes ambitions de management social et tire avec le psy une conclusion tout aussi alarmante :

  • J’ai besoin d’une formation RH mais ne dispose plus de temps matériel (il faut bien vivre !). OK, on laisse tomber.
  • J’ai besoin d’une formation de mise à niveau en informatique. Je n’en aurai pas en dehors d’un DIF… OK, je me débrouille seul…
  • « Vous aimeriez le Service à la Personne ? »

À l’issue de l’entretien, le psy me regarde, l’air désespéré et me lâche, accoudé sur sa table, la tête entre les mains, presque sur un ton de reproche : « Mais pourquoi donc avez-vous quitté votre job ? »

Ce n’est pas comme si je ne venais pas de le lui raconter en long et en large, exprimant toute la détresse que j’ai pu y vivre, ma peur de la longue maladie, celle dont on ne se remet pas, dans un environnement collégial délétère…

M’a-t-il seulement écouté, le psy ? Je m’effondre en larmes. Il m’a souhaité « allez, bon courage » et m’a gentiment mis dehors.

« Dis-moi de quoi tu as besoin, je t’expliquerai comment t’en passer… »

Fin de l’interlude psychologique

Au 20e mois de mes recherches, soit en novembre 2015, j’envoie un mail désespéré à mon Conseiller, lui demandant qu’il m’explique pourquoi je n’y arrive pas, je lui joins mes derniers CV en date, mes lettres de motivations, j’appelle clairement à l’aide (noir sur blanc) : des centaines de réponses à des offres d’emploi qui n’aboutissent pas, j’ai besoin de comprendre ! C’est quoi, mon problème ?

Sans réponse à ce courrier, je suis néanmoins convoqué « régulièrement » quelques semaines plus tard, mais uniquement dans le cadre de mon suivi. Le courrier n’est même pas évoqué. En contrepartie mon Conseiller, visiblement content de lui, m’invite à considérer le métier qu’il fait lui-même, celui de « Conseiller en emploi et insertion socioprofessionnelle », me sentant probablement dans une volonté forte de travailler avec l’Humain, et peut-être, soyons naïf, tant-qu’il-y-a-de-la-vie… un potentiel pour moi dans cette activité.

Rassuré sur le fait que ce métier intègrera une formation par Pôle-Emploi pour pouvoir se prétendre Conseiller — j’ai toujours peur des conséquences de l’incompétence, a fortiori de la mienne si je sais ne pas être capable d’exécuter ce que l’on me demande ! — j’aime suffisamment l’Humain, justement, la gestion sociale et le Service pour y entrevoir, pourquoi pas, un avenir certes différent de mes ambitions initiales, mais compatible avec mes goûts et je l’espère avec mon savoir-être, plutôt empathique, intuitif, pédagogue et consciencieux.

Muni de la fiche ROME imprimée à mon attention à l’issue de notre entretien, je vais donc dédier les prochaines actions à construire ma candidature de Conseiller en Emploi, et à travailler pour bien comprendre les compétences exigées, et les extraire de ma véritable expérience, produire une motivation adaptée, etc.

J’envoie un premier jet à mon Conseiller, à qui je fais désormais une confiance aveugle : il trouve en moi quelque chose de positif qui me permettrait d’être compatible avec un métier que j’aimerais pouvoir faire… Merci à Lui…

Les jours passent.

Je m’inquiète qu’il ait pu ne pas recevoir mon email — les arcanes des réseaux sont impénétrables — et lui envoie un second message, avec mes documents joints.

Les jours passent encore. Toujours pas de réaction.

Je lui écris depuis une seconde adresse, histoire de court-circuiter mon opérateur internet et retenter le contact. Je lui précise qu’habituellement, je reçois un accusé de réception automatique de Pôle-Emploi, mais que là, rien, et donc que je m’inquiète de notre capacité à communiquer…

Rien.

Je crée une troisième adresse et lui exprime à nouveau mon désarroi : déjà des semaines de passées, et alors qu’il m’incitait lui-même à me lancer dans l’exercice, je n’ai pas de réaction de sa part. J’ajoute qu’il ne me reste plus que le courrier postal pour tenter de le joindre.

Je reçois presque immédiatement une réponse, comme quoi mes mails arrivent

« Je les ai bien reçus. Il y a encore beaucoup de travail ! Vous voulez que je vous inscrive à un stage de création de CV ? ». Message accompagné de la même fiche ROME remise physiquement, mais en PDF cette fois.

Je lui envoie un second jet. Sa seconde critique ne se fera pas attendre, telle le copié/collé de sa première : « Il y a encore beaucoup de travail ! Vous voulez que je vous inscrive à un stage de création de CV ? »

Je reçois, 3 mois après mon appel à l’aide par mail, et quelques semaines après notre dernier échange, une convocation à un atelier CV et autre Lettres de Motivation. Mon Conseiller vient de se rendre compte que je ne sais pas faire un CV, ni me présenter. Et pour cause : j’écris encore Curriculum Vitae en en-tête et j’envoie mes candidatures par La Poste…

Il était temps, non ? N’a-t-il donc jamais lu un seul de mes CV ? Pourquoi m’a-t-il félicité par le passé ? Uniquement parc

Je me suis inscrit à Pôle-Emploi en tant que demandeur le 4 avril 2014, après avoir quitté par écœurement mon emploi précédent : 18 ans de services informatiques, dont les 12 dernières années en « détachement syndical », c’est-à-dire un arrêt net de mon métier contractuel en faveur de la représentation collective d’entreprise et de branche.

Oui : à temps plein. Oui : dans le privé. Qu’il est bien fait, le Code du travail…

Une petite présentation

D’abord 10 ans d’un sincère militantisme, une progression interne fulgurante (les syndicalistes productifs sont rares, je ne le savais pas encore, le seul que je côtoyais alors était un bosseur…), propulsé à temps plein pour l’Organisation dès la première année ; 10 ans d’épuisement sur tous les fronts à faire le travail des autres, qui préfèrent rester chez eux, et leur permettre d’exister du pur fruit de mon engagement personnel.

Puis 2 ans à enfin réaliser que je n’étais pas à ma place, à dépérir doucement, épuisé de tant d’activité avec si peu d’aide, à ne dormir dans mon lit que 3 soirs par semaine… quand on est sincère, on donne sans compter. Et lorsqu’on lève les yeux un jour sur un entourage qui sirote sa menthe à l’eau dans l’ombre de notre parasol, prêt à se battre pour sauver son confort, mais très peu pour la problématique sociale – hors période électorale bien sûr – alors que l’on n’a plus soi-même la moindre huile de coude, entourage qui vous regarde alors doucement craquer en miroitant une place à prendre… J’ai tout lâché.

C’était ça ou la longue maladie, ce qui n’est pas dans mon éthique. J’aurais pourtant conservé un revenu mensuel honorable, quand je pense à certains collègues en maladie diplomatique depuis tant d’années, maintenus à 100% dans leur revenu grâce à une mutuelle très prévoyante et peu regardante, en échange d’un retour d’un jour ou deux au boulot tous les 2 ou 3 ans…

Non. Je suis là pour parler de l’Outil Social de Service Public que l’on nomme Pôle-Emploi…

Mon inscription à Pôle-Emploi

C’est dans ce contexte que je me suis inscrit à Pôle-Emploi, en résumé :

  • Je cherche un job, surtout une formation de remise à niveau car,
  • Je ne fais plus d’informatique – mon métier – professionnellement depuis 12 ans.
  • J’aimerais très honnêtement passer de l’autre côté de la barrière paritaire, là où se trouvent les moyens d’améliorer les choses, même à budget constant ; ma culture me permet aisément de prétendre à un poste d’assistant RH en PME ou plus gros, manquent le diplôme et la dédiabolisation de mon passé aux yeux d’un éventuel employeur. Forcément.
  • J’aimerais en tout cas trouver un emploi dans lequel je pourrais mettre en œuvre mes compétences humaines

Premier entretien

Je suis très rapidement convoqué à un entretien d’accueil pendant lequel j’explique mon atypique réalité à un monsieur bien sympathique, qui m’écoute patiemment, me pose des questions sur ce que je cherche. Probablement une trame, néanmoins… j’aurais tout aussi bien pu cocher des checkboxes

Je lui parle de formation, de la nécessité pour moi d’obtenir une activité totalement disjointe de la précédente afin de montrer que je suis bien passé à autre chose…

Il me fait surtout comprendre qu’à mon âge (43 ans), les probabilités d’une formation en RH sont nulles, la priorité étant donnée aux jeunes. « Ceux qui sortent de l’école mais qui n’aiment pas leur job ». Ou ceux qui ont démontré pendant toute leur récente scolarité qu’ils n’étaient pas intéressés par les études… ? C’est la nouvelle voie de garage, les RH ? De mon temps c’était le droit… Dont acte.

Il me propose les métiers de l’agriculture, en besoin dans ma région, chiffres de l’INSEE à l’appui. Je lui explique que le moindre pollen entraîne chez moi des réactions allergiques qui me paraissent incompatibles avec les métiers de l’agriculture à moyen terme… Qu’à cela ne tienne, une séance de présentation doit avoir lieu dans les semaines qui viennent, il m’y inscrit unilatéralement, me remet une feuille de papier sur laquelle est bien stipulé que si je ne m’y présente pas, je serai radié.

Je voulais être, à terme, assistant DRH ou aux Affaires Sociales, je me retrouve sur un tracteur. Je suis un peu sonné.

Ma première et unique séance d’information métiers

Présenté comme cela, je m’y rends : je ne tiens pas à être radié.

Une dame très accueillante organise une séance d’information à l’attention d’une douzaine de personnes. Je regarde autour de moi : majoritairement jeunes, manifestement plus intéressés par leur smartphone que par la présentation d’un avenir possible. Je gage que, comme moi, ils n’ont pas demandé à être là…

On remplit des salles pour justifier les organisations d’ateliers auprès de prestataires probablement rémunérés pour leur séance, malgré le manque d’intérêt flagrant des auditeurs, le tout sous menace de radiation en cas d’absence ?

J’avoue avoir beaucoup de mal, sur le moment, à m’expliquer le phénomène…

Plus tard également, cela dit.

Ainsi, la plupart des métiers de l’agriculture défilent devant moi (incluant des formations de 2 années) et curieux de nature, j’y trouve un grand intérêt, découvrant même des activités dont j’ignorais l’existence. Hélas, chacune est incompatible avec mon degré d’allergie. Mais c’était très intéressant. Un peu comme l’instruction civique en CE2 : on apprend des choses…

À l’issue de la présentation qui s’est transformée en magister à ma seule attention, étant manifestement l’unique stagiaire à disposer d’une éducation propice au respect d’un orateur, mes coreligionnaires se croyant toujours dans une classe d’école, je présente mes excuses à l’organisatrice au sujet de mon allergie, et souhaite m’assurer qu’il ne me sera pas tenu rigueur d’un manque de bonne volonté si je ne lève pas le doigt à la question : « Quelqu’un est intéressé ? ». Nous avons beaucoup ri sur la pertinence du Conseiller…

Deux ans plus tard (donc à l’issue des formations présentées ce jour-là) l’agriculture ne sera plus un besoin dans ma région, selon les mêmes données de l’INSEE présentes sur le même site Pôle-Emploi…

Quel visionnaire…

Le suivi personnalisé

Lors de l’inscription, on m’a demandé quel type de demandeur je souhaitais être : un demandeur autonome ou un demandeur suivi. Étant particulièrement sous le choc j’ai demandé à être suivi. Ce n’est pas plus cher.

J’ai donc été suivi, pendant ces 2 années d’inscription : j’ai alors rencontré mon Conseiller attitré Pôle-Emploi tous les 3 mois en moyenne, tous les 6 mois le plus souvent. 4 ou 5 entretiens d’une heure ou à peine plus, pendant lesquels je le tenais informé de mes recherches, de mes cibles, mes éventuels changements d’orientation, mes essais et problèmes pour apprendre, sans apport en formation, de nouvelles technologies. Essentiellement des conversations que j’aurais pu tenir avec des amis, attablés devant un verre.

Sans le verre. Et pas avec un ami. Vraisemblablement.

  • La formation : il me dit que ce n’est pas pour moi, je n’ai qu’à trouver un truc « DIFfable », on « verra ce qu’on peut faire pour le complément »… (c’est long, une remise à niveau, le DIF/CPF ne représente que quelques heures…)
  • Le RH ? Pourquoi ne pas me dire que je n’y arriverai jamais en me présentant comme un syndicaliste repenti et me laisser perdre plus d’un an, à me « griller » dans énormément d’entreprises de la région ? Un conseil, peut-être, de la part d’un Conseiller ?
  • Me remettre à l’informatique ? J’ai un trou de 12 ans dans ma carrière… et…
  • Il me faut donc une formation de remise à niveau… mais…
  • La formation : il me dit que…

Et la boucle est bouclée : deux années ainsi résumées : je suis SUIVI.

Dans quel but ? Hors affichage de statistiques : un mystère qui me surprend encore.

Nous entrerons dans les détails demain…

e que je l’informais de mes efforts de candidatures, il pouvait ainsi avoir la conscience tranquille et passer à autre chose ?

Comme un enfant qui rate sa roue pour la 10e fois à la plage ? « C’est bien, mon chéri, laisse maman lire son magazine… »

Ne serait-ce pas la première chose dont on doit s’assurer quand quelqu’un cherche un emploi pour la première fois en 20 ans et que l’on est soi-même Conseiller en Emploi ?

À suivre…

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